Place St Jean NancyQuatre quartiers, à Grenoble et à Genève, ont fait l’objet d’une étude dans le but d’identifier les facteurs qui favorisent la marche. Les informations sont issues d’entretiens de type « micro-trottoir » réalisés avec les habitants, de l’expérience du chercheur dans le quartier (documenté par un reportage photo) et des passants suivis de manière à pouvoir restituer par la suite leurs parcours le plus précisément possible sur une carte. Il ressort de cette étude que :

  • Les conditions environnementales constituent l’un parmi plusieurs facteurs dans un processus de décision complexe, ainsi elles peuvent faciliter ou inhiber la décision de marcher. La possibilité de transformer l’environnement construit reste donc un levier d’action important à la portée des collectivités publiques et un investissement qui porte ses fruits.
  • La très forte imbrication entre marche et transports publics dans le chaînage des activités quotidiennes se révèle importante. Pour que le public soit motivé à marcher, la destination a besoin d’être à moins d’un kilomètre du lieu de départ, ou d’un arrêt de transports publics.
  • Le degré de sociabilité perçu du quartier a un poids plus important dans l’évaluation de l’environnement construit par les usagers, que celui attribué initialement par les chercheurs. L’absence de centralité, de commerces de proximité et d’espaces publics sont autant de facteurs relevant de l’aménagement de l’environnement construit, qui constituent des freins conséquents à la marche. Ils diminuent en effet l’attractivité non seulement fonctionnelle (connectivité) mais aussi sociale du quartier.
  • L’échelle du quartier se révèle effectivement opératoire pour optimiser les réseaux de cheminements répondant à une demande d’activités de proximité.

Public concerné :

Tous publics.

Services de la collectivité :

Voirie, transports.

Télécharger gratuitement les guides du Réseau