LYON-RADIOFREQUENCESÀ Lyon, le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable) est visé dès 2002 dans la charte négociée entre la ville et les opérateurs de téléphonie mobile.

Son application effective implique un suivi fin de l’exposition du public aux champs électromagnétiques par :

  • des campagnes de mesures demandées par la ville de Lyon dans le cadre du déploiement des nouveaux relais radiotéléphoniques ou à la demande des riverains.
  • la constitution d’une base de données des mesures à l’échelle des immeubles et des étages (alimentée par une centaine de mesures chaque année).
  • l’analyse de l’évolution des expositions dans le temps et par gamme de fréquences pour identifier les services contributeurs.

Cette approche est notamment indiquée dans les grandes villes en raison de la densité du réseau de télécommunications, de la densité de population et la hauteur des constructions, éléments qui se conjuguent pour multiplier les situations d’exposition contrastées (faibles en général au niveau du sol et des rez-de-chaussée, potentiellement plus élevées dans les étages supérieurs).

Cette analyse débouche sur la notion de bruit de fond électromagnétique local.

Cette donnée locale étant établie, il est possible d’identifier les situations d’expositions dites atypiques et d’engager le dialogue avec les opérateurs pour réaménager les relais dans le cadre de la charte (réorientation des émetteurs, déplacements voire suppression d’une fréquence, installation d’un atténuateur de puissance, reconfiguration du site lorsque son intégration n’est pas optimale…).

Pour être efficace, cette approche implique toutefois de se concentrer sur quelques situations (en pratique moins de dix dossiers par an à Lyon liés à des sites déployés avant 2002).

Cette approche locale est confortée par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, qui prévoit au plus tard le 31 décembre 2012 « un recensement national des points atypiques du territoire dans lesquels les taux d’exposition dépassent sensiblement la moyenne observée à l’échelle nationale ».

Cette approche a également pour avantage d’objectiver les situations d’exposition et d’éviter de s’enliser dans le débat sur l’évolution des seuils réglementaires d’exposition du public aux champs magnétiques.

Source : Ville de Lyon.