Le SCHS de Toulouse est régulièrement saisi au titre de l’hygiène par le voisinage des personnes qui accumulent des déchets à leur domicile (plaintes d’odeurs). Le SCHS a mis en place une coordination des intervenants pour organiser un accompagnement et une prise en charge pluridisciplinaire médico-sociale et prévenir les récidives dans le respect des personnes.

Depuis décembre 2008, le SCHS de la Mairie de Toulouse a piloté un projet qui a permis d’aboutir en février 2012 à un protocole entre le Conseil Général le Centre Hospitalier Gérard Marchant et le Centre Hospitalier Universitaire afin de mettre en œuvre une prise en charge coordonnée des personnes atteintes du syndrome de Diogène. (1)
Les services sociaux et les associations ont désormais pour mission d’accompagner les personnes, souvent non demandeuses d’aide au départ, non seulement pour éviter que l’amoncellement de détritus se renouvelle, mais aussi pour recréer du lien social autour d’elle.
En outre, lorsque c’est nécessaire, les services psychiatriques initient une démarche de soins avec la personne.

Impact de l’action :

  • environ 50 situations signalées chaque année.
  • élaboration d’une convention protocole d’intervention qui définit les rôles des institutions (ville, conseil général et secteurs de psychiatrie) et associations.
  • organisation d’une réunion de sensibilisation des acteurs des différents secteurs appelés à intervenir.
  • impact recherché : réponses pluridisciplinaires (logement et occupant) pour une sortie d’insalubrité et si nécessaire un recours aux soins et aux aides sociales.

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(1) – Le syndrome de Diogène est un dérèglement du comportement chez la personne. Il se traduit par une absence totale d’hygiène personnelle et un trouble obsessionnel compulsif qui conduit à amasser ou à ne pas jeter un grand nombre d’objets inutiles voire de déchets

Source : Ville de Toulouse.