4 mots clefs : piège à moustiques adultes, CO2, acide lactique, ventilateur.

Le suivi de la progression géographique de l’Aedes albopictus, « moustique tigre » de son nom vernaculaire, montre que son installation dans notre région est définitive. Insecte d’extérieur, diurne, l’agressivité de ce moustique n’a d’égale que sa piqûre douloureuse. Il est vecteur de maladies tropicales : la dengue, le zika, la fièvre jaune et le chikungunya. Ces arboviroses font l’objet d’un plan de surveillances entomologique et épidémiologique émanant du ministère de la santé.

Le Service de la Santé Publique et de Personnes Handicapées (SSPH) a financé 2 pièges à moustiques adultes fonctionnant au CO2 et avec un attracteur de sueur inoffensif (acide lactique). Le CO2 diffusé est issu de process industriels ou agricoles puis, mis en bouteille donc, recyclé. Ce système diffuse en régulant via un système mécanique, la même quantité de CO2 qu’un être humain lorsqu’il respire. De plus, ce principe simule l’expiration humaine par une diffusion saccadée. Puis, ils ont un taux de sélectivité de 99,3 % et aucunes abeilles n’a été capturé comme une étude entomologique l’a démontré. Attiré par les odeurs, le moustique s’approche croyant avoir à faire à une proie, il va être pris dans un flot d’aspiration généré par un ventilateur et piégé dans un filet dont il ne pourra ressortir. Donc, aucun insecticides qui sont des perturbateurs endocriniens à prohiber face à une population d’enfants, population en devenir, ne sont employés.

Cette crèche est enclavée dans un secteur d’immeubles bénéficiant de terrasses à plot reconnues comme lieux de ponte et de bâtiments anciens possédant en arrière des façades, des jardins d’agrément.

Parallèlement, une Collectivité se doit d’ouvrir son territoire à l’innovation en tenant compte de la capacité de cet insecte vecteur à développer des résistances aux insecticides : que ferions-nous face à une épidémie ?

La Ville de Marseille a reçu le prix de bronze TERRITORIA 2017 pour cette action.