De par son statut de territoire d’outre-mer, l’île de la Réunion dispose d’une histoire culturelle qui lui est propre et qui a été particulièrement bien conservée à travers le temps. De cette manière, la ville de Saint-Paule décidée s’appuyer sur cet aspect de la culture culinaire locale qui mélange les apports des cuisines indienne, malgache et française, pour l’établir en rempart contre les dérives des régimes alimentaires locaux. Il s’agit d’une politique transversale de promotion de la culture locale (ouvertement améliorée grâce à l’apport de la diététique moderne) afin de contre les problème de « malbouffe. »

Pour contrer les problèmes de nutrition au sein de la commune, la mairie de Saint Paul a décidé de profiter de l’histoire culturelle locale pour mettre en avant la culture culinaire traditionnelle. Cette volonté politique de mettre en avant les traditions culturelles comme barrière à la « malbouffe » va même plus loin, puisque la maire interdit l’installation sur son territoire de plusieurs enseignes habituelles de fastfood. Cette mise en avant de la culture locale passe également par le développement de plusieurs marchés maraîchers (4 marchés primeurs et/ou marchés producteurs supplémentaires ont été crées depuis 2008), dans le but d’aider à la mise à disposition des produits régionaux. Une autre action menée par la mairie est l’adoption de « la semaine créole », qui permet de promouvoir l’identité créole sur le plan culturel. Cette semaine donne l’occasion de promouvoir les produits locaux et le mode d’alimentation traditionnel.

Toutefois, cette tradition est alors améliorée: les avancées de la médecine dans le domaine de la nutrition ont permis de pointer les défauts de la cuisine traditionnelle. La mairie souhaite donc profiter de cette mise en avant pour promouvoir plus efficacement les fruits et légumes ainsi que les autres aliments faisant parfois défaut au régime historique. Dans la même démarche, le futur Agenda21 (qui est toujours en négociation) intègrera un important volet santé et nutrition, là encore par le biais de la préservation du patrimoine culturel local.