Le premier élément marquant de la politique nutritionnelle menée par la ville de Salon-de-Provence est le développement du secteur de la restauration collective. Elle dépasse largement le cadre classique de la restauration au niveau des crèches, écoles maternelle et primaires, prenant en charge aussi les personnes âgées, les personnes précaires et mêmes les étudiants. La cuisine centrale a un volume de production d’approximativement 3200 repas par jour (soit 1 habitant sur 12).

En effet, la ville se distingue par la mise en place d’une restauration collective étendue au niveau des personnes âgées et des étudiants. Bénéficiant, d’une manière paradoxale, d’une taille relativement petite (la ville compte 42 000 habitants, et 130 000 habitants au niveau de la communauté d’agglomération), l’installation sur la commune de structures universitaires ne s’est pas accompagnée de la création d’un restaurant universitaire autonome. En conséquence, c’est le service municipal de restauration collective qui a repris à son compte l’alimentation des étudiants au travers d’un contrat passé avec le CROUS pour l’application du tarif des tickets de restaurant universitaire.

Par ailleurs la ville est très active au niveau des personnes âgées, avec à la fois la présence de foyers de jour encadrés par la mairie, où les repas sont servis, mais aussi de portage à domicile de repas au niveau de la commune et au-delà, au niveau des villages environnants  via des comités locaux de coordination gérontologique. Initialement, cette idée du portage à domicile est liée à la volonté de conserver un tissu social (solidarité, lutte contre la désertification des campagnes), mais elle permet aussi de participer à l’équilibre nutritionnel des personnes âgées (environ 150 repas/jour portés à domicile).

Des centres d’hébergements et des centres de loisirs bénéficient aussi des capacités de la cuisine centrale ainsi que les foyers de jeunes travailleurs et l’intégralité du personnel de la mairie.