Au vu des impacts avérés de la pollution de l’air, que ce soit sur la santé de la population, des écosystèmes ainsi que sur le coût économique de la prise en charge liée à ces problèmes de santé, toute action en faveur de son amélioration doit être favorisée. Le transport routier est responsable d’une partie conséquente des émissions de polluants atmosphériques et le développement des transports actifs est une des actions possibles en faveur de la diminution des kilomètres motorisés. Le potentiel de report est élevé, en raison de nombreux déplacements sur de courtes distances effectués aujourd’hui en voiture. De plus, l’intérêt de pratiquer régulièrement une activité physique, même modérée, a été largement démontré pour la prévention des principales maladies chroniques et l’amélioration de la santé psychologique.

Cependant, la mise en œuvre de politiques en matière de transports actifs peut se heurter à de nombreux freins (risque d’accidents, pollution atmosphérique, manque d’aménagements,…), émanant des décideurs, des services ou des habitants eux-mêmes. Pour lever ces freins et accompagner un changement progressif des comportements, il apparaît nécessaire de mieux les comprendre, et ce, pour différentes catégories de publics et de territoires.

L’objectif de l’étude « Parcours urbains actifs » est de contribuer à augmenter la part des déplacements effectués à pied et à vélo grâce à l’amélioration des parcours piétonniers et cyclables au sein des deux collectivités de l’étude (Valence et Clermont Auvergne Métropole) et à la mise en place d’une communication autour des modes actifs adaptée aux différentes catégories de publics (jeunes, personnes âgées, …).

Après la réalisation de diagnostics « mobilité et santé » des territoires, une étude qualitative a été menée, par entretiens individuels avec des experts et entretiens collectifs avec des groupes d’habitants de profils diversifiés (retraités, étudiants, actifs, habitants de quartiers en politique de la ville, personnes atteintes d’une pathologie chronique). Cette approche visait à identifier les difficultés récurrentes, les représentations et perceptions sur les transports et les parcours quotidiens, les différents freins et leviers possibles en matière de marchabilité et de cyclabilité… Afin de mieux comprendre les représentations et pratiques décrites, des observations in vivo de parcours d’habitants ont été réalisées sur les deux sites, à pied et à vélo. L’étude a permis de faire émerger des recommandations sous forme de fiches actions, transmises aux deux territoires, ainsi que l’identification d’outils d’aide à la mise en place de ces actions.

Ce rapport intermédiaire a pour objectif de synthétiser les différentes informations analysées suite aux entretiens et aux parcours réalisés avec les habitants.

Le rapport final inclura l’évaluation des actions qui auront pu être mises en œuvre à court terme, suite aux recommandations émises, par les collectivités en 2018.

Photo réalisée lors d’un trajet avec un habitant : Piste cyclable étroite, Avenue de Romans

 

Eléments de réussite/apprentissages utiles aux autres villes :

Cette étude réalisée sur deux territoires différents a permis d’émettre des recommandations concrètes en faveur de la « marchabilité » et de la «cyclabilité», à hiérarchiser, en fonction des projets du territoire et des budgets disponibles sous forme de fiches actions.

La réussite de cette étude passe obligatoirement par l’appui des élus et la mobilisation des ressources locales et des habitants (collectivités concernées, politique de la ville, associations diverses, notamment d’usagers du vélo, conseils de quartiers, centres sociaux…)..

Pour Valence, ont été sollicitées, en particulier : Roulons en Ville à Vélo, des associations de séniors et de malades chroniques motivés de la Maison Relais Santé, des habitants par le biais de centres sociaux, des étudiants et des actifs.

L’étude s’attache également à mettre à jour un modèle de typologie d’éléments contraignants et favorisants, tant au plan des représentations que des pratiques, qui seront transposables à d’autres territoires.