La communauté d’agglomération Portes de France Thionville est membre du Réseau français des Villes-Santé de l’OMS depuis 2019.

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Président
Élu chargé du suivi
Administration
M. Pierre CUNY

Président de la CAPFT

Hôtel de Communauté            Espace Cormontaigne
4, avenue Gabriel Lippmann
CS 30054 – 57972 YUTZ Cedex

M. Henri BOGUET

Vice Président chargé de la santé

henri.boguet@agglo-thionville.fr
 
Mme Pauline PATOUT
Chargée de mission santé CCAS
pauline.patout@agglo-thionville.fr
 

Actions de Thionville (Portes de France CA) Ville-Santé

 

Prévenir l’Obésité Infantile dans l’agglomération Thionvilloise – plan POIT

 

Le plan POIT a été mis en place en 2016 dans les écoles thionvilloises dans le but de diminuer la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants, en leur offrant un égal accès à la pratique d’une activité physique et en améliorant leur information nutritionnelle.Ce programme est à destination des enfants des classes de grandes sections de préélémentaires, de leurs familles et des enseignants. D’abord appliqué à Thionville, ce projet a été transféré en janvier 2019 à la CA Portes de France – Thionville afin que l’ensemble du territoire puisse en bénéficier.
Il a été construit en partenariat avec les enseignants, les services de la médecine scolaire, les conseillers pédagogiques de l’Education Nationale et les professionnels de santé de l’hôpital Bel-Air du CHR de Metz-Thionville (pédiatre et diététicienne). Il est construit en adéquation avec le socle commun de compétences des grandes sections et prend en compte le développement des compétences psychosociales. Il s’intègre dans le programme scolaire annuel afin de faciliter sa mise en place par les enseignants.

Celui-ci comprend plusieurs actions stratégiques :

  • Une enquête épidémiologique : mesures anthropométriques réalisées par les infirmiers scolaires afin de mesurer l’évolution du surpoids et de l’obésité de la grande section au CE2.
  • Un volet activité physique : interventions des clubs sportifs locaux dans les écoles pour susciter un intérêt chez les enfants et pour faire découvrir aux enseignants de nouvelles disciplines et exercices à reproduire. Ce volet permet également de les accompagner dans le développement de leurs capacités physiques et motrices. Inédit, l’intervention de clubs sportifs était jusqu’alors réservée aux classes des écoles élémentaires.
  • Un volet pédagogique : déclinaison d’un programme pédagogique en classe, construit par les enseignants et les professionnels de santé, basé sur le socle commun de compétences des grandes sections.
    Chaque enseignant volontaire voulant intégrer le dispositif s’est vu remettre une mallette pédagogique permettant de décliner les actions du programme sur le temps scolaire. Elle permet aux enseignants de mettre en place le programme autour de l’hygiène de vie et notamment sur les questions de l’alimentation, du petit déjeuner, de l’activité physique, du sommeil et de l’hygiène bucco-dentaire. Elle donne accès à des ressources pédagogiques, sous forme d’activités à décliner en classe, adaptées aux enfants de 5 ans et des outils complémentaires pour les activités.
    Les activités proposées permettent d’appréhender la découverte des aliments à travers les saveurs et les cinq sens mais également de l’équilibre alimentaire (les familles d’aliments, les repères de consommation, les rythmes des repas, etc.). Le petit déjeuner prend une place à part entière dans ce programme, afin de limiter le goûter de 10h.

L’activité physique y est abordée au travers de jeux, d’activités et d’interventions de clubs sportifs en classe. Enfin, le sommeil (rythme, durée, rituels) et l’hygiène bucco-dentaire (les différentes dents, les facteurs protecteurs, la méthode de brossage des dents) concluent les activités proposées. Les enfants ont pris une place centrale dans le programme : trois classes de moyenne/grande sections ont été sollicitées pour sa construction. En effet, ils ont participé à la conception d’une mascotte (son physique, son histoire, son nom) qui les accompagne tout au long du programme, à la définition des thématiques et au choix des activités. Depuis le 1er janvier 2020, 48 classes de grandes sections participent au projet.

 

Je me bouge pour mon cœur

 

Il s’agit d’un programme d’accompagnement à la reprise d’une activité physique adaptée et autonome pour les personnes éloignées de la santé et présentant des hauts facteurs de risques cardiovasculaires (sédentarité, surpoids, obésité, tabac, diabète, etc.).
Les travailleurs sociaux du territoire (CCAS, centres socioculturels, Conseil Départemental de la Moselle, UDAF, centre Baudelaire, Pension de famille Sainte Anne) sont la porte d’entrée dans le dispositif, du fait de leurs contacts réguliers avec le public ciblé. Ils identifient les personnes éligibles sur le seul critère de la sédentarité.

Les personnes accompagnées ont alors accès gratuitement à :

  • Des séances d’activités physiques encadrées par un enseignant en activité physique adaptée et santé (EAPAs), à raison d’1h30 par semaine,
  • Un atelier sur la prévention des facteurs de risques cardiovasculaires, encadré par un médecin,
  • Un rendez-vous avec une infirmière pour la réalisation d’un bilan éducatif et l’orientation vers un dispositif de prise en charge si nécessaire,
  • Des séances de groupe avec une diététicienne.

Le programme est limité à 60 personnes, réparties en quatre groupes, tous dans des centres socioculturels des Quartiers Politique de la Ville du territoire. Les personnes sont prises en charge gratuitement pendant 2 ans. A la fin du programme, elles sont orientées et accompagnées vers des dispositifs existants : section loisir des clubs sportifs, activité physique proposée par les centres socioculturels, etc.
Durant toute la durée de la prise en charge, l’EAPAs a également pour objectif de leur faire découvrir des activités et exercices à reproduire de manière autonome, au domicile ou en extérieur.

 

Règlement d’intervention pour l’aide à l’installation des professionnels de santé

 

La question de la démographie médicale est une préoccupation de plus en plus importante dans le paysage thionvillois. De nombreux territoires se retrouvent sous dotés en professionnels de santé : difficultés à trouver des repreneurs, modes d’exercices changeants… Les habitants ont des difficultés à consulter.

La Communauté d’Agglomération Portes de France – Thionville (CAPFT) a choisi d’intervenir pour anticiper une éventuelle pénurie de professionnels de santé. En effet, un arrêté de l’ARS Grand Est concernant le zonage des médecins a classé 8 communes de la CAPFT en zone d’action complémentaire (ZAC) : Angevillers, Basse-Ham, Fontoy, Havange, Kuntzig, Lommerange, Tressange et Yutz. Il s’agit de territoires ne présentant pas de déficit important mais qu’il est nécessaire de surveiller, afin d’anticiper une éventuelle baisse de la densité en professionnels de santé.
De plus, selon le diagnostic réalisé par l’Observatoire Régional de la Santé Grand Est, si le problème ne se présente pas actuellement, pour compenser les départs en retraite et l’augmentation de la population sur le territoire, 56 installations de médecins généralistes et 61 installations de spécialistes libéraux seraient nécessaires entre 2018 et 2028 afin de maintenir une densité stable de professionnels.

Pour cela, le Conseil Communautaire a voté un règlement d’aide à l’installation des professionnels de santé. Ce règlement vise à concourir à l’objectif du Contrat Local de Santé de « renforcer l’offre de soins de premier recours et l’accès aux soins et aux droits » pour la population de la CAPFT, en :

  • Soutenant financièrement les professionnels de santé souhaitant s’installer sur territoire,
  • Accompagnant les professionnels dans la mise en œuvre de leur projet de santé.

Les médecins généralistes et les médecins spécialistes, en primo-installation sur le territoire, relevant de la médecine de ville et exerçant en libéral, sont éligibles à l’aide à l’installation. L’attribution de l’aide financière dépend d’un zonage prédéfini, de la participation obligatoire des professionnels à la permanence des soins et d’une installation de 5 ans minimum sur le territoire. Le taux d’intervention de la CAPFT est de 50 % du montant HT de l’investissement dans la limite de 20 000 € par praticien.

 

Développement des compétences psychosociales des élèves de CM2

 

Selon l’enquête HBSC réalisée en 2010 auprès de 11 638 élèves scolarisés en France métropolitaine du CM2 à la première année de lycée, la période du collège est marquée par une forte initiation des jeunes au tabac. Le tabagisme régulier commence véritablement au cours des années collège. La consommation quotidienne concerne principalement les élèves de quatrième et de troisième, en effet un élève sur six fume des cigarettes quotidiennement en 3ème.
Le passage au collège marque un grand changement pour les pré-adolescents notamment dans leurs repères au niveau du fonctionnement du collège et des codes sociaux qui s’y appliquent. On peut ajouter à cela l’entrée dans l’adolescence avec les premiers changements corporels et émotionnels, qui peuvent être déstabilisants. Certains adolescents vont aller vers des comportements à risques notamment le tabagisme qui joueraient le rôle de rites de passage vers l’adolescence et leur permettrait de trouver leur place dans ce nouvel environnement.

Dans le cadre du Contrat Local de Santé et de son axe prioritaire de lutte contre le tabagisme, il a semblé important aux acteurs du domaine d’aider les élèves de CM2 à préparer au mieux leur entrée en 6ème en développant leurs compétences psychosociales pour prévenir les comportements à risques et les premiers usages de tabac au collège.
Le Comité Départemental de Prévention en Alcoologie et Addictologie du Centre Edison a été retenu pour intervenir en milieu scolaire. Huit classes de CM2 du territoire, rattachées au même collège, participent au projet. Huit séances sont proposées tout au long de l’année, permettant d’aborder les thématiques suivantes : je me connais mieux, je connais mieux les élèves de ma classe, mes qualités, mes compétences, mes émotions, savoir faire des choix : « C’est quoi devenir grand », résister à l’influence et à la pression du groupe et savoir demander de l’aide, savoir identifier des personnes ressources et enfin une séance consacrée à l’évaluation du projet.
Le projet est prévu sur trois années, avec pour objectif d’autonomiser les enseignants et proposer le projet sur un autre territoire. Un guide pédagogique à destination des enseignants et construit avec eux a été réalisé et détail les activités proposées.
Les élèves participent également en fin d’année à une journée interclasse. Ils suivent quatre ateliers, autour du tabac, son impact sur la santé et sur l’environnement ainsi qu’un atelier d’activité physique et de relaxation, permettant de faire le lien avec les séances en classe sur la gestion des émotions notamment. Cette journée est également pour eux l’occasion de rencontrer leurs futurs camarades de classe et de présenter les travaux qu’ils auront chacun réalisé au cours de l’année scolaire.

 

Maj 05/03/20